Faire chanter le copeau

Ce projet de conception d’un élément mobile permettant de structurer un espace est issu d’un partenariat avec une entreprise de menuiserie située à Bessines-sur-Gartempes.

Des groupes issus de deux classes de troisième année de DNMADE espace et objet ont proposé des projets répondant à des besoins spécifiques pour renouveler les productions de cette entreprise qui veut agrandir son champ de création.

 

Après une phase de réflexion et de remise en question, des objets ont vu le jour.

 

 

 

 

… et des maquettes ont été réalisées

afin de valoriser ce matériau à d’autres fins que l’énergie ou la pâte à papier.

JPO virtuelles

Vous trouverez sur ce blog DN MADE objet, en plus de la visite vidéo ci-dessous, de très nombreuses actualités et exemples de travaux proposés dans cette section.

Très bonne visite à tous !

 

Béatrice Dufour, Proviseure du Lycée Raymond Loewy et de du Pôle Supérieur de Design Nouvelle Aquitaine, vous accueille pour cette visite virtuelle des JPO 2021.

 

 

Laurence Pache enseignante de philosophie présente la place des disciplines englobées sous l’appellation « humanités modernes » vis à vis de l’initiation à la recherche en design.

 

Catherine Pradeau, enseignante d’anglais et référente du programme ERASMUS+, revient sur la politique de stages et d’ouverture à l’international du Pôle Supérieur de Design Nouvelle Aquitaine.

 

Les étudiants présentent leur perception de la formation en DN MADE objet.

 

Dans cette vidéo, Agathe (étudiante en DN MADE objet troisième année) aborde son sujet de mémoire, les poursuites d’étude après un DN MADE objet, les aspects techniques de la formation comme des aspects plus personnels liés à la période de confinement. Enfin, elle vous dévoile les qualités essentielles pour réussir dans cette formation…

 

Les étudiants de DN MADE 1&2 objet, présentent le cursus et reviennent sur plusieurs points liés à l’intégration d’élèves de filières différentes. Ils évoquent également les aspects pour postuler en DN MADE (constitution du book, profils, etc.).

 

Amélie revient sur son parcours et son arrivée au Pôle Supérieur de design en troisième année de DN MADE objet. Elle délivre quelques conseils sur les stages, les qualités nécessaires nécessaire pour intégrer la formation ou encore le travail du mémoire.

 

Anaëlle après avoir obtenu un bac scientifique est entrée en DN MADE objet, elle présente son parcours, l’ambiance au lycée et dans la ville, sa motivation pour le design, l’investissement mis dans ses projets et son sujet de mémoire…

 

Léo et Thomas, les deux fondateurs d’Attinsi, présente la galerie étudiante : sa naissance, ses objectifs, son insertion entre le pôle de design et la ville de La Souterraine.

 

Présentation de l’association de étudiants par ses membres : accueillir les nouveaux étudiants, organiser la vie festive et culturelle, faire le lien avec la ville et ses différents acteurs…

 

Les étudiants de DN MADE vous font visiter l’atelier principal avec les espaces maquettes, usinage numérique, céramique et bois.

 

ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie…

 

À l’instar de la Green Économie, le vieillissement de la population est une véritable «lame de fond» qui va impacter tous les secteurs: loisirs, transport, alimentation, sécurité, santé, domicile, habitat collectif, assurance, assistance téléphonie, Internet, sport…etc. Tous ces marchés sont déjà en train de s’adapter ou de se décliner sur des segments liés au vieillissement de la population et au bien-vieillir.

Améliorer la qualité de vie des personnes âgées, garantir leur autonomie le plus longtemps possible ou même allonger leur espérance de vie : tels sont les principaux objectifs de la silver économie. La mobilité des seniors est un enjeu sociétal. elle est un enjeu primordial du bien-vieillir.: En effet permettre à une personne âgée de sortir en toute autonomie est essentiel. Cette activité lui permet d’avoir des relations sociales, de rester connectée avec le monde extérieur:

Rendre la ville « senior friendly », tel est l’un des défis liés au vieillissement de la population : trans­ ports, aménagements et mobilier urbain doivent s’adapter aux personnes de plus de 60 ans dont la mobilité peut être diminuée.

Pour éviter que certaines personnes renoncent à leur mobilité, pour leur permettre de rester actives dans leur environnement, il est demandé à nos étudiants de réfléchir à une gamme de mobilier urbain constituée d’au moins 3 pièces distinctes et à la destination des aînés. Plus qu’élaborés pour les seniors, ces dispositifs d’accompagnement à la mobilité seront pensés avec les seniors.

Pour les aider dans leur tâche, les étudiants ont pu bénéficier de l’expertise de l’association Autonom’lab dont la vocation est de répondre aux besoins de la personne âgée en créant les conditions favorables à l’émergence de bonnes pratiques et de l’entreprise solidaire d’utilité sociale, ReSanté-Vous qui s’est déplacée avec un kit de vieillissement mettant les étudiants dans la situation de la cible tant sur un plan locomoteur que sensitif.

 

 

Les étudiants ont du considérer l’acier, matériau durable et pérenne, comme l’un des matériaux constitutif principal de leur panel de propositions. Pour mieux appréhender les limites de mise en œuvre du matériau, ceux-ci ont également eu la chance de visiter les ateliers de chaudronnerie-métallerie de la société CTM87.

 

Faîtes du bruit !!!

 

Dans un monde où les occasions de relâcher le stress sont rares et où la routine du quotidien peut être aliénante, les festivals constituent une alternative extraordinaire. Ils offrent aux individus un cadre unique leur permettant de quitter leur vie ordinaire pour un court laps de temps et ainsi mettre de côté tous les soucis du quotidien. Dans cet espace-temps unique, chacun est libre de se comporter comme il l’entend, sans crainte d’être jugé.

C’est là le coté le plus éclatant des festivals, le plus enthousiasmant Malheureusement il en est un plus sombre. Les festivals peuvent également et pour les mêmes raisons évoquées plus haut, être synonyme d’excès ou de dérives, de perte de vigilance et de prises de risques inhabituels d’autant que la consommation abusive d’alcool ou de produits stupéfiants désinhibe et perturbe les comportements.

 

 

Jusque là simplement mis à la disposition de chaque festivalier qui faisait l’effort de se rendre sur le stand de l’ANPAA (Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie ), les éthylotests et autres préservatifs ne remplissaient pas leur rôle de sensibilisation. En effet, ne se servaient que ceux qui se considéraient comme de potentiels utilisateurs, les festivaliers prudents, lucides.

Si l’ANPAA salue le comportement de ces festivaliers, ce sont tous ceux qui ne se considèrent pas comme concernés que l’association cherche à viser principalement. Ceux que l’idée n’effleure que si elle leur est soufflée, ceux à qui la prudence doit être insuffler. Prévenir c’est risquer moins!

 

 

Pour ce faire, l’ANPAA décide de changer de stratégie et souhaite mettre à la disposition de chaque festivalier dès l’entrée sur site, un kit de sensibilisation comprenant : 2 éthylotests jetables, 2 préservatifs, 2 bouchons d’oreilles et un cendrier de poche.

 

C’est à nos jeunes designers accompagnés du designer Romain Cavroy, que l’association a fait appel pour concevoir un objet-contenant compatible avec le contexte si particulier des festivals. L’ANPAA leur a demandé, afin que ce kit ne devienne pas une ordure de plus encombrant ces larges espaces, de veiller à ce que chaque festivalier de la cible évoquée (de 17 à 22 ans ) éprouve l’envie de le conserver, de l’utiliser et non de s’en débarrasser au plus vite en le déconsidérant.

 

s’éclairer en Limousin, avec Élise Fouin

 

Le limousin, La Creuse, La Souterraine… Non mais c’est quoi ce trou ?

Le Limousin est comme toutes les régions de France, une région pas comme les autres. Une région qui possède un certain nombre de caractères identitaires qui lui sont propres comme les rapports particulier qu’elle entretient avec le monde rurale, à l’environnement, au poids de l’Histoire mais aussi à un certain enclavement voire parfois une tendance à l’autodénigrement.

Le Limousin, le pays des ploucs, des viocs, et des bovins en surnombre… Mais de nombreux artistes et intellectuels qui ont énormément voyagé par ailleurs, portent toujours sur le Limousin un regard flatteur. Du fait de son éloignement à toute frontière, maritime ou terrestre, le Limousin s’impose alors comme un conservatoire, un espace de mémoire. les auteurs, les artistes aiment les marges, les grèves … le Limousin c’est cette grève vers laquelle vont de si nombreux créateurs … le Limousin c’est l’anti Saint-Tropez.

La bouse ou la vie disait technikart, mais aussi une terre des métiers d’art recouvrant entre tradition, excellence et innovations des secteurs extrêmement divers représentés par les métiers de la céramique et des arts du feu plus généralement, de la pierre, du métal, du verre, du bois, du textile, du cuir, du papier…

Le Limousin, c’est le désert ! Mais c’est aussi cette impression d’être dans un grand parc anglais. Des chemins doux, quelques arbres, ces lignes de bocage puis vient la montagne et ces paysages plus sauvages. Des prairies qui font place à des tourbières, des landes à bruyères et à des forêts. Adossé au massif central, un grand bouclier, sorte de socle granitique, tellurique s’impose, le plateau de mille vaches. Pas de ruralité imaginaire où tout être vivant en dehors des villes ne peut être qu’une sorte d’extraterrestre arriéré mais une cohérence villageoise à l’échelle humaine où le travaille de l’homme est perceptible sans être inquiétant. Une nature omniprésente mais civilisée, puissante mais aux lignes douces, écrin, sanctuaire à l’opposé du stress des populations face à une actualité anxiogène.

 

La lumière façonne l’espace, compose des atmosphères, raconte des histoires. De la chandelle à l’OLED, en passant par les feux d’artifice, la lumière nous accompagne au quotidien et parfois échappe à ses contingences pour devenir œuvre. Le défi pour nos étudiants, apprentis designers a été de la façonner et de la modeler pour atteindre un équilibre harmonieux entre le caractère fonctionnel, c’est-à-dire la capacité de répondre de manière efficiente au besoin d’éclairage qu’ils ont déterminé, et le caractère émotionnel que l’éclairage et le luminaire génèrent. Ce dernier ayant une double dimension, celle à l’état de veille, celle à l’état de marche. Si la lumière est le langage, le luminaire est l’objet « parlant » qui instaure un dialogue émotionnel entre son environnement et l’homme qui y vit.

En s’appuyant sur l’expertise de la société New’Gen de Limoges, société spécialisée dans les solutions d’éclairage LED bénéficiant d’une réputation de qualité et de performance acquise à travers des réalisations diverses et accompagnés par La designer Élise Fouin, nos étudiants ont réfléchi à la conception d’un luminaire d’intérieur ou mixte, subtil et haut de gamme. Il s’agissait, pour eux, de penser un objet d’éclairage à la ligne résolument contemporaine. Objet séduisant, innovant. impertinent ou sage, irrévérent ou raisonnable, minimaliste ou spectaculaire qui interroge ses origines limousines, qui raconte cette région et qui, de façon métonymique témoigne d’un évident (ou non) ancrage local (historique, matériel, ethnologique, culturel, paysager…), de la singularité avec laquelle le designer curieux peut regarder et comprendre ce territoire.