Faire chanter le copeau

Ce projet de conception d’un élément mobile permettant de structurer un espace est issu d’un partenariat avec une entreprise de menuiserie située à Bessines-sur-Gartempes.

Des groupes issus de deux classes de troisième année de DNMADE espace et objet ont proposé des projets répondant à des besoins spécifiques pour renouveler les productions de cette entreprise qui veut agrandir son champ de création.

 

Après une phase de réflexion et de remise en question, des objets ont vu le jour.

 

 

 

 

… et des maquettes ont été réalisées

afin de valoriser ce matériau à d’autres fins que l’énergie ou la pâte à papier.

l’humain dans l’urbain

Les DNMADE Objet première année participent en 2019 au projet Trois écoles.

Petit rappel : ce projet rassemble trois établissements d’enseignement autour du matériau céramique. L’école d’ingénieurs de Limoges (ENSIL-ENSCI), le lycée du Mas Jambost de Limoges et le lycée Raymond Loewy de La Souterraine.

Autour de ce matériau, trois méthodes de travail se réunissent pour proposer des pièces originales et singulières, conçues et réalisées par des groupe mixtes regroupant au moins un étudiant de chaque établissement.

Le projet 2019-2020 est piloté par Boris Cappe, plasticien céramiste. Il questionne la présence de l’humain dans l’urbain.

Le plasticien Boris Cappe aide un élève à réaliser sa maquette.

Une première semaine de workshop a permis de trouver des idées pour répondre à la demande. Les étudiants ont travaillé en groupes et ont proposé trois solutions dont une seule a été validée. C’est celle-ci qui sera mise au point en deuxième semaine.

 

Durant la deuxième semaine d’atelier, chaque groupe d’étudiants développe l’idée retenue pour répondre au mieux à la sollicitation. Tout le monde participe. il s’agit de proposer à la fin de la semaine un dossier avec plans techniques et maquettes de principe. Cet atelier se déroule pendant une semaine dans les locaux du Mas Jambots. A chaque étape du projet, la forme de la proposition évolue sous les conseils de Boris.

 

Cette semaine de mise au point du concept s’est déroulée dans l’effervescence. Tout en se construisant, les maquettes ont fait grandement évoluer les projets. Chaque intervenant ajoutant son point de vue et ses savoir-faire.

Suite au prochain numéro…

 

Milan 2019

 

Cette année, la Design Week de Milan a rendu hommage aux grands maîtres du design italien. Les étudiants de la Souterraine ont pu participer à cet événement grâce à leur séjour de quatre jours à Milan et aux différentes visites organisées pendant cette grande fête du design.  Il ont pu voir le fauteuil iconique de Gaetano Pesce qui a fêté ses 50 ans sur la Piazza del Duomo. Après l’indispensable visite au salon du meuble et à son espace dédié aux jeunes designers, ils ont pu visiter La Triennale qui rendait hommage à la nature en proposant une très grande exposition intitulée Broken Nature et consacrée aux recherches en design proposant des solutions pour guérir la planète des nombreux maux qui l’accablent.

 

La caresse du bronze

Le contact avec la fourrure d’un animal de compagnie a pour chacun de nous, un effet apaisant, rassurant et relaxant.

Il s’agissait, dans ce projet autour d’un matériau ancestral, d’exploiter les qualités tactiles d’une matière à la fois dure et caressante. Il en appelle à l’intelligence de la main qui, au delà du clic, de la graphie ou du dessin est capable de goût, de choix en faisant éventuellement évoluer la forme tout en considérant le résultat en bronze de l’objet obtenu après moulage.

Grâce à l’intervention de Nicolas Paul, sculpteur sur bronze, les étudiants de DNMADE Objet, première année se sont confrontés à cette matière et au procédé de fonte à la cire perdue.

 

Première étape : fabrication des pièces en cire

Plusieurs cires sont utilisées pour modeler et sculpter les différentes pièces.

 

Fabrication des arbres avec différentes pièces de cire

Dans le cas de pièces de petite taille, il est d’usage de créer des arbres réunissant plusieurs de ces pièces pour favoriser le moulage et ensuite le coulage du métal. Ces arbres sont donc composés de pièces en cire très différentes réunies entre elles par des cylindres de cire appelés jets de coulée. L’ensemble forme comme un arbre.

 

Moulage des arbres

Ces arbres constitués de différentes pièces de cire sont maintenant recouverts de plusieurs couches de pâte qui après séchage constitueront une coque réfractaire pouvant supporter une cuisson à 1300 degrés. La première couche est passée au pinceau. les couches successives vont être réalisées par trempage.

 

 

Décirage des moules

Dans l’étape suivante, la cire à l’intérieur des moules est fondue. Modèles en cire et jet de coulée sont fondus ensemble pour laisser la place à un vide à l’intérieur des coques.  Ce vide épouse la forme des pièces. C’est dans cette forme creuse que sera coulé le métal en fusion.

 

 

Cuisson des moules

Les moules/coques doivent être cuits pour pouvoir recevoir le métal en fusion. Un four à Raku est donc installé sur le site pour cuire les coques. Il s’agit ici d’un four à bois.

 

 

 

La coulée

Nous arrivons maintenant à l’étape la plus stupéfiante du projet : la fusion du métal et la coulée dans les moules. Le métal est porté à température dans un four cylindrique. Cet accessoire a été mis à notre disposition par Nicolas Paul. Il permet de porter, dans un creuset en graphite, le bronze à 1300 degrés. Il s’agit d’un four à gaz.

 

Mise à jour des pièces

Les pièces sont maintenant extraites de leur gangue grâce à différents outils : marteaux, brosses, burins …

 

Travail sur les pièces

Il convient maintenant de travailler les pièces pour permettre au métal d’acquérir son image définitive : mat, brillant, doré ou bronzé. Chaque détail va apparaitre sous la caresse des différents outils.

 

 

Quelques réalisations

Voici quelques œuvres réalisées par les étudiants.

 

Se déplacer aisément

Conception d’un scooter médical pour personnes à mobilité réduite
Les séniors constituent désormais une part importante de la population. Or, du fait de leur âge, ils souffrent d’un manque d’autonomie dans leurs déplacements. Le scooter médical semble être une solution pour pallier cette perte de mobilité. Véhicule à motorisation électrique, il est prévu pour rouler sur des distances relativement courtes. Il permet à son utilisateur de continuer à mener une vie active. Cependant, le design des scooters actuels véhicule une image trop « médicalisée » pour intéresser un grand nombre d’utilisateurs potentiels. Pour répondre à cela, les étudiants de Design produit ont mené un projet permettant de rendre les formes et l’usage du véhicule plus désirables.

Les propositions présentées ici sont issues des recherches effectuées par les étudiants.

Marion BVrocard, scooter urbain
Marion Brocard, scooter urbain

C’est l’usage qui dicte la mise en forme et l’ergonomie de l’objet : un scooter destiné à rouler sur un sol carrelé n’aura pas les mêmes caractéristiques qu’un scooter des champs.

Vincent Perez, scooter pour pécheurs
Léonard Laudet, scooter carrosse pour visiteur de musée

Chaque proposition correspond à un usage différent du véhicule : ici le scooter est destiné à un grand-père qui va chercher ses enfants à l’école, là il s’agit d’un pécheur à la ligne transportant son matériel ou bien encore un scooter pour amateur de véhicules anciens.

Agnès Ména, scooter pour grands-parents

 

Enzo Upmeyer, scooter pour amateur de véhicules anciens
Jérémy Neusch, scooter sportif
Alice François, scooter hospitalier

Ces nouveaux véhicules visent à donner une image dynamique de leur utilisateur. Selon les usages imaginés, la position du conducteur est différente : confortablement assis pour se promener dans les bois ou assis/debout pour ramener un petit-enfant de l’école.

Anaïs Guittard, scooter des champs